Un cirque fait travailler une troupe de "monstres" (homme tronc, nains, etc.) pour animer des spectacles pendant les représentations. Cleopatre, la plus belle femme du cirque, décide de séduire Hans, le nain, pour mettre la main sur sa fortune personnelle. Malheureusement pour elle, les autres monstres ne l'entendent pas de cette oreille...

Réalisé par Tod Browning en 1932, Freaks, la Monstrueuse Parade devait être le film d'horreur le plus terrifiant de tous les temps. Le résultat semblant trop dur, le film est interdit un peu partout dans le monde et sombre petit à petit dans l'oubli. Ressorti d'un carton en 1962, Freaks est re-projeté au cinéma dans une version tronquée de 30 minutes. C'est à cette occasion que le métrage obtient ses lettres de noblesses. La version intégrale semblant définitivement perdue, c'est la version de 1962 qui est visible aujourd'hui.
Malgré son âge, le film n'a pratiquement rien perdu de son impact.
Aujourd'hui, Freaks reste encore une oeuvre troublante
au message bouleversant. En plaçant le spectateur dans la peau d'un
voyeur (les nombreuses scènes d'exposition en témoigne), Browning nous
met réellement mal à l'aise. Étrangement, c'est la vengeance finale des
monstres qui nous rappelle que nous sommes tous égaux !
Un final éprouvant dans lequel les victimes (des personnes normalement
constituées) se retrouvent à ramper dans la boue comme les freaks ; tous
les personnages se retrouvant sur un pied d'égalité.
Et c'est finalement l'un des messages les plus troublant de ce film :
tout les hommes sont égaux quand il s'agit d'être cruel envers son
prochain...
Plus qu'une ode à la tolérance mise en scène magistralement par Browning, Freaks, la Monstrueuse Parade est un film simplement essentiel, un classique indémodable.
Nicolas
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