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La Mort au Large - critique du film

Une petite ville côtière se prépare pour la grande course annuelle de planche à voile. Malheureusement, un grand requin est apparu, menace le spectacle et, malgré le danger, les autorités refusent d'annuler l'épreuve sportive.

Produit pour surfer sur le succès de la série des Dents de la Mer, La Mort au Large ne fait rien pour se démarquer de son génial modèle. En reprenant les principaux éléments du film de Spielberg, les scénaristes s'assurent que le spectateur sera en terrain connu, apte à gober n'importe quoi.
Car, si le plagia pousse le vice jusqu'à reprendre certaines scènes entièrement (la visite sous-marine d'une épave) ou carrément des personnages (le vieux loup de mer), il faut reconnaître que cette petite production italienne en rajoute dans la surenchère.

La mort au large : un requin vorace

Mais, grâce aux attaques répétées du squale, à la prise de l'hélicoptère et aux trop rares membres arrachés, La Mort au Large trouve quand même son public auprès des fans du ciné bis italien. Pourtant, il est difficile de comprendre ce qui nous amuse tant dans ce film. Outre le générique du début limite ridicule (un type très doué faisant de la planche) et un casting foireux mais énorme (mais Vic Morrow est de la fête ! ), c'est surtout l'avalanche de séquences foireuses qui laisse le spectateur bouche bée.

Sans trop tuer le suspens, on peut d'ailleurs avouer que tous le plans impliquant le maudit requin sont minables. C'est vrai qu'il fallait des couilles pour oser mélanger des stocks-shots de documentaires animaliers avec une tête de requin grandeur nature et des maquettes minuscules ! Pourtant, c'est peut être aussi là que se situe l'intérêt de ce film, car l'ennui cède rapidement sa place au rire ou à l'émerveillement face à toute cette naïveté.

La Mort au Large est réalisé par Enzo G. Castellari. Cet honnête artisan de la série B transalpine s'est fait une bonne réputation avec des réussites comme Les Guerriers du Bronx 2 ou le magnifique Kéoma, western mémorable et incontestable réussite du genre. Mais Enzo c'est aussi les Nouveaux Barbares (et ses lasers pourris) et, on y vient, La Mort au Large.
Avec son style à la Peckinpah (ou Matrix - pour les cancres) et ses ralentis dantesques, Castellari était fait pour l'action et, forcément, dans cette sombre histoire de poisson, il manque un peu d'action... Je parle évidement de la vraie action avec des hommes viriles et des gros flingues.
Donc, niveau mise en scène, à part quelques jolis jeunes gens sur la plage, c'est plutôt mou.

Tout ça pour dire que si ce petit plagia de Jaws est loin d'être réussi, il constitue néanmoins un joli tremplin pour tout ceux qui auraient envie de découvrir ces films italiens fait avec des bouts de ficelles mais toujours divertissants.
A voir, si vous en avez le courage !

Nicolas

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