Catégorie : Cinéma - Publié le Dimanche, 27 Septembre 2009 16:20

Le Japon est sans doute ce qui se fait de mieux actuellement en matière d'ovni cinématographique. Et en matière de folie, Electric Dragon 80000V est pas mal dans son genre, comme le laissait suggérer son titre.
Il s'appelle Dragon Eye Morrison. Enfant, il a escaladé un gigantesque pilonne électrique et s'est pris une décharge de 80000 volts.
Cet incident lui a causé des dommages irréversibles au cerveau et depuis ce jour, il lui est difficile de se contrôler constamment. Mais, ces dégâts lui permettent aussi de communiquer avec les reptiles, ce qui lui permet de travailler comme détective animalier... Pour se défouler et contenir sa rage, il gratte nerveusement sa guitare électrique ou s'enchaîne à un lit métallique !
Pendant ce temps, Thunderbolt Buddha est un personnage tout aussi illuminé. Il possède une double personnalité ; il ne contrôle qu'une partie de son corps et un de ses esprits entreprend régulièrement de tuer l'autre. D'ailleurs, lui aussi est complètement sur-volté, ce qui le met sur les traces de Dragon Eye Morrison. Thunderbolt Buddha décide alors de provoquer ce dernier pour l'affronter en combat singulier !
Dit comme ça, ce résumé ne doit pas réellement rassurer... Et pourtant, le plaisir est bel et bien présent à la vision de ce moyen métrage (une durée de 55 minutes ; noir et blanc) forcément allumé. Réalisé par Shogo Ishii, chef de file du mouvement punk japonais au début des années 80, ce film est une véritable déclaration d'amour à la musique punk.
Ainsi, observer Electric Dragon - superbement incarné par Tadanobu Asano - jouer comme un fou sur sa guitare est un réel plaisir doublé d'une expérience cinématographique rare. Filmé et éclairé comme un manga, Electric Dragon 80000V est devenu une référence (pourtant, le film date seulement de 1998) qui mérite de figurer parmi le palmarès des oeuvres majeures du cinéma japonais, tout comme Tetsuo.
"Ce qui l'a sauvé de l'anéantissement, c'est la guitare électrique !!!"
Nicolas