Catégorie : Cinéma - Publié le Mardi, 20 Octobre 2009 16:20

Alors qu'il mène des expériences génétiques à partir de fragments de tissus extra-terrestres, le professeur Michael Foster se fait accidentellement mordre par un des mutants de sa création. (une sorte de batracien dégoulinant!) Il s'en suit alors une terrible transformation incroyablement douloureuse qui, au terme de plusieurs semaines, aura transformé le malheureux en monstre géant carnivore de plus de 3 mètres de haut.
Petit film d'horreur américain faisant suite au beaucoup plus connu The Deadly Spawn, Metamorphosis est l'archétype de la production B complètement fauchée mais particulièrement distrayante.
Seule et unique réalisation de Glenn Takakjian (qui signe aussi le scénario), Metamorphosis tente tant bien que mal de s'incruster dans la catégorie des bons films de mutation. Catégorie très fermée certes, mais qui dénombre tout de même quelques perles comme La Mouche (David Cronenberg, 1986) et... en fait, c'est pratiquement le seul si on exclue Le Continent des Hommes Poissons de Sergio Martino et d'autres joyeusetés du même accabit. Il y avait donc bel et bien une place à prendre !
Et on peut dire que Metamorphosis s'en sort avec les honneurs. Déjà, cette histoire assez barrée permet à Takakjian d'accumuler un nombre impressionnant d'atrocités : un chien mutant réellement répugnant, du gore en veux-tu en voilà, etc. Ensuite, le décor très simple - limité à 2 ou 3 pièces différentes et 3 couloirs - est parfaitement exploité et sert des effets spéciaux délicieusement rétros. On pense notamment aux effets de stop motion utilisés pour animer les créatures ; ceux-ci trahissant par la même occasion l'étroitesse du budget.
Quant aux acteurs, ils vont du franchement correct au vraiment minable mais, ce n'est pas vraiment un problème, ce défaut étant souvent une constante pour ce type de production.
Finalement, sans être vraiment à la hauteur des grands films d'horreurs hollywoodiens, Metamorphosis : The Alien Factor touche son but (distraire!) et conviendra normalement à l'amateur de série B qui sommeille en vous.
Nicolas