La Marque du Tueur - critique du film

Catégorie : Cinéma - Publié le Vendredi, 05 Février 2010 16:20

Une belle jeune femme dans La Marque du Tueur de Suzuki

Numéro 3 est un tueur à gage particulièrement habile, le chiffre de son nom venant de son classement dans la hiérarchie de la profession. Pourtant, il manque son dernier contrat et par la même occasion s'attire les foudres de l'organisation qui l'emploie. Le tueur Numéro 1 s'en prend alors à lui...

Seijun Suzuki (La Jeunesse de la Bête) signe avec ce film (1967) une démarcation radicale du schéma classique du polar, car La Marque du Tueur possède un univers décalé et onirique qui lui est propre. A mi-chemin entre la parodie et le policier pur et dur, il est alors bien difficile de classer cette oeuvre étonnante.

Tout d'abord l'esthétisme raffiné est palpable et certaines images parviennent à hanter le spectateur longtemps après la projection. Ainsi, les multiples papillons qui virevoltent, l'étonnante douche qui se promène dans l'appartement ou la plastique sublime des actrices sont autant de moments fort qui rendent merveilleux La Marque du Tueur.

Et l'histoire dans tout ça ? Et bien, disons qu'elle ne brille pas par son originalité. On pourrait même dire qu'elle est vraiment bâclée. Il faut alors sans doute voir dans ce problème la raison qui a poussé Suzuki à réaliser un tel film.

D'ailleurs, sa principale force (le visuel) malmène la narration qui finit par devenir quelque peu confuse. Du coup, le malaise peut régner chez le spectateur non averti. Le film penche aussi légèrement vers l'érotisme, c'est dire !

Il est pourtant impossible de faire la fine bouche devant tellement de splendeur tant La Marque du Tueur s'impose comme une oeuvre majeure du cinéma. A ne pas rater.

Nicolas

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