Hostel - critique du film

Catégorie : Cinéma - Publié le Lundi, 29 Mars 2010 16:20

Hostel : un film qui ne recule devant rien

Trois amis, deux américains et un islandais, passent des vacances en Europe de l'est et sont fermement décidés à passer du bon temps avec les beautés locales. C'est alors qu'un type rencontré à Amsterdam leur propose un plan sexe en Slovaquie près de Bratislava. Bien sûr, nos trois bouffons vont accepter le voyage.

Seconde réalisation d'Eli Roth après Cabin Fever, Hostel ressemble à un film d'exploitation des 70s.

Ainsi, la présentation des personnages est étonnamment longue, mais plaisante, et se borne surtout à nous faire partager l'escapade rigolarde (et cul!) des trois étrangers. Puis, l'histoire dérape et entre petit à petit dans l'horreur pure et dure. Enfin, disons que le récit est tout de même loin d'être palpitant et que, malheureusement, Roth se repose sur les quelques scènes sanglantes pour délaisser finalement le suspense. Trop peu de tension donc pour un film aux effets pourtant réussis - dont certains très gores.

Reste qu'Hostel est une oeuvre délicieusement marginale, voir anachronique. Fortement éloigné du slasher ou de la bande eighties, ce film ressemble à une bouffée d'air frais en ces temps rudes pour l'amateur de viande rouge. En ce sens, il n'est pas étonnant de retrouver un vague sous-texte plus profond que la normale dans Hostel.

Ainsi, la grande importance du groupe d'enfants voleurs ou la description faite de la jeunesse le prouve. Entre débiles prétentieux et amantes diaboliques, les jeunes gens de l'histoire sont irrécupérables (thème aussi présent dans Cabin Fever). Pourtant, il y a un espoir. C'est en tout cas ce que suggère la dernière action de la bande de gamins slovaques. Le monde n'est donc pas irrécupérable. Reste que tout ceci est plutôt maigre mais conforte la parenté de cette bande avec le vénérable Cannibal Holocaust, sans jamais portant en approcher la portée mythique.

Cette pellicule est donc assise entre deux chaises. Voulant à la fois verser dans l'horreur choquante et semblant aussi aborder un sujet plus noble, Hostel ne réussit franchement sur aucun des fronts. Pourtant, on ne s'ennuie pas une seule seconde et les scènes gores pourraient tout de même en calmer plus d'un.

Eli Roth reste alors un bonhomme à suivre qui, s'il écrit mieux ces scenari, pourrait devenir vraiment efficace ; Hostel restant évidement le must de ce début d'année en matière de fendage de gueule !

Nicolas

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