Ghost Rider - critique du film

Catégorie : Cinéma - Publié le Vendredi, 13 Août 2010 16:20

Nicolas Cage dans Ghost Rider

Blaze est un cascadeur professionnel qui vit en réalisant des cascades à moto dans un cirque. Peu après avoir appris que son père est gravement malade d'un cancer, un homme mystérieux lui fait une proposition : il guérira son père en échange de son âme. Le jeune homme accepte...

Ghost Rider est l'adaptation ciné d'un célèbre comics édité par Marvel. Sans jamais atteindre l'aura d'un Spider-man ou d'un X-Men, cette bande dessinée est pourtant devenue un objet de culte auprès de ses lecteurs. Pour le grand écran, c'est Nicolas Cage qui est choisi pour incarner le motard de l'enfer. Un personnage original qui se transforme en squelette enflammé pendant ses balades nocturnes pour chasser les pêcheurs (au sens religieux du terme).

Le scénario du film est plutôt basique et bourré d'anomalies étranges, mais le concept barré (débile ?) de l'entreprise arrive à convaincre le spectateur incrédule. Car comment rester de marbre devant un tel spectacle ? De mémoire de cinéphage, jamais Cage n'a été si mauvais et rarement une adaptation de comics si molle. Il ne sera pas étrange de regarder plusieurs fois sa montre pendant le déroulement de ce film.

La mise en scène, en dehors de quelques surprises, est d'une platitude extrême et les passages violents (on parle d'un motard en feu) quasi absents du métrage. Pour couronner le tout, les dialogues et les personnages sont d'une nullité affligeante. Il s'avère alors impossible de s'intéresser réellement à ce qui se passe sur l'écran.

Cependant, les effets spéciaux sont bons et le côté bancal du métrage s'avère assez plaisant. Les scènes s'enchaînent et on finit par se demander quelle idiotie nous attends par la suite. Sans compter les incohérences scénaristiques qui soulèveront beaucoup de questions parmi les spectateurs...

Globalement ce Ghost Rider est un échec sur tous les plans à l'exception de son visuel plutôt sympathique. Pourtant, on arrive à prendre du plaisir lors de la séance ciné ; une espèce de plaisir coupable qu'on ne saura véritablement avouer.

Tellement con que s'en est bon ? Sans doute... Reste à déterminer si cela était volontaire de la part de Mark Steven Johnson, le réalisateur du film déjà coupable de Daredevil !

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