Catégorie : Cinéma - Publié le Vendredi, 12 Novembre 2010 16:20

Les Mayas l'ont prédit, la fin du monde aura lieu le 21 décembre 2012 ! Cette info est confirmé par un scientifique indien qui allerte son homologue (et ami) américain. L'américain rentre au pays et prévient la maison blanche...
Réalisé par Roland Emmerich, 2012 c'est un peu le best-of du réalisateur allemand. Véritable compilation bruyante et mal dégrossie de ses derniers chefs d'oeuvre (Independance Day et Le Jour d'Après), ce nouveau film ne réjouira pas ses détracteurs. Mais ça on s'en fout un peu.
J'aurais pas du me laisser convaincre par René d'aller voir ce 2012, mais il faut dire que le week end on se fait un peu chier quand même. Donc, quand il m'a appelé pour ce divertissement annoncé comme détonnant, je n'ai pas osé lui refuser cette distraction.
Chargés de Vodka-Red Bull bien fraiches nous nous sommes installés au premier rang de la salle du multiplexe le plus proche. C'est clair, on était décidé à en découdre avec ce nouveau blockbuster !
Le film finit par démarrer et l'histoire se met en place doucement présentant les différents personnages (insignifiants). On y découvre un écrivain de science-fiction raté peu convaincant (tout le monde sait que le plus grand écrivain raté est Gérard Chasseur, condamné à écrire pour des sites de seconde zone), son ex-femme (le divorce c'est mal !) et ses enfants (mignons !). Inutile de dire que la suite se devine rapidement.
S'en suit une cohérence scientifique floue (les neutrinos ?!? les explosions solaires ?!?) et de rocambolesques péripéties aériennes qui se succèdent pendant une éternité.
Et, au milieu de tout cela, on trouve un acteur qui a parfaitement compris dans quoi il jouait.
Aussi bourré que René et moi à ce moment là, Woody Harrelson (souvenez vous de Tueurs Nés bon sang) apparaît comme un cavalier de l'apocalypse pour nous sortir de notre torpeur. En full-freestyle, Harrelson nous livre sans doute la meilleure performance de l'année !
Sauvé des eaux, nous pouvons (sans cacher notre joie) admirer le plus grand spectacle décérébré de l'année. (Je cherche actuellement une statistique valable sur le nombre de pop-corns vendus pendant les séances de 2012)
La fin du monde nous offre donc un tableau réjouissant avec son lot de morts violentes (toujours en second plan, très loin, flou dans le fond). Malheureusement, le réalisateur a choisi de nous montrer le voyage d'une famille luttant pour sa survie. On aurait largement préféré voir la souffrance de millions de personne en gros plan gore sur des membre sectionnés. N'importe quoi !
Ah la politique ! Pour une fois que les politiques font quelque chose de bien dans un film ! (Vodka-Red Bull reload time) On nous montre donc un acte de bravoure du gouvernement chinois qui déporte des gentils tibétains pour le bien de l'humanité. On comprend mieux tout de suite non ? WTF.
Bon en gros, le film 2012 est pas mal. Disons qu'on se fait pas trop chier. N'empêche qu'avec René on est d'accord pour dire qu'on nous montre une fois de plus la partie la moins intéressante de la fin du monde. On ne saura donc jamais ce qui se passe après la cataclysme.
Et puis, il faut quand même préciser qu'entre deux scènes jouissives de destruction on nous fait bouffer du miel pas frais qui pue le déjà vu !
Gérard Chasseur