2007 - 2009 : période d’errance
Catégorie : Autre - Publié le Mardi, 10 Janvier 2012 13:27
Cet article fait suite à un précédent article parlant de mes débuts sur Internet (cela remonte à 2004). Il vaut mieux commencer par cet article (celui parlant de 2004) si vous voulez tout comprendre. Mais vous pouvez aussi lire uniquement cette page pour y trouver quelques conseils sur la création de sites Internet, leur mise à jour et ce que cela implique au quotidien.
Après l’abandon (ou presque) de mon blog sur le cinéma, je n’ai jamais cessé de lire, partager et suivre des blogs sur le cinéma. Mais, à ma grande surprise, j’ai découvert un autre type de blog : les blogs sur la productivité, le développement personnel et l’informatique.
D’ailleurs, les blogs sur l’informatique sont en grande majorité des fourre-tout un peu étranges, même s’il existe des exceptions notables. Ces exceptions sont les blogs techniques, très pointus, dédiés à une technologie bien particulière. Mais ce point particulier fera l’objet d’un autre article si le coeur m'en dit.
Donc, après seulement quelques mois d’abandon du blog sur le cinéma, je me suis retrouvé à lire traîner pas mal sur les forums dédiés à certains genres de film et à lire les grands sites sur le sujet. Forcément, je me suis aperçu qu’il y avait un manque à combler sur ces sites.
Mais au lieu de remettre en service "Focale Cinéma Weblog", j’ai lancé un blog sur le cinéma français en anglais. Ce fut pour moi un gros échec. J’avais beaucoup de difficulté à écrire en anglais (déjà qu’en français c’est pas facile) et j’ai sous-estimé la tâche. J’ai aussi imaginé que j’allais avoir des centaines de visiteurs très rapidement car, en 2007, ce genre de site n’existait pas vraiment sur le web anglophone. Globalement, je m’y suis très mal pris (blog créé sur blogger, gratuitement, thème graphique pauvre, textes trop courts, etc.) et je me suis rendu compte que les films français qui m’intéressaient étaient peu nombreux.
Bref, j’ai abandonné ce site au bout de 3 semaines seulement (!!!) et quelques 20 visiteurs s’étaient aventurés pour lire mes quelques mots... Une belle leçon finalement que ce site. D'ailleurs, le célèbre Olivier Roland (du site Des livres pour changer de vie) est aussi passé par là je crois, il a créé un site en anglais pour finalement se rendre compte que le travail n'en valait pas la chandelle. Nous somme français, nous écrivons en français (ce qui est déjà pas si simple pour moi). C'est tout ce qu'il faut comprendre.
Je me suis donc naturellement tourné vers mes autres sujets de prédilection juste après : la productivité, le développement personnel, l’argent et l’informatique...
En lisant, les blogs sur le sujet je me suis aperçu qu’il était possible de vivre de son blog et que certains en avaient fait une profession. De même, la campagne présidentielle française de 2007 avait vraiment démocratiser le blog comme outil de communication. Maintenant, cette notion est a peu près ancrée dans chaque blogueur, mais avant 2007 il était (à mon avis) difficile d’imaginer cela.
Je me suis donc dit «super, les blogs deviennent pro, je peux reprendre l’écriture sans qu’on me regarde étrangement !». J’ai donc créé un nouveau blog nommé «Jambon beurre» sur la plate-forme de blogging de Google : blogger. Oui, encore une plate-forme gratuite ! Et, pour enfoncer le clou, je lui ai trouvé une URL complètement tordue dont j’avais moi même du mal à me souvenir.
Au départ, le but de ce blog était de trouver des solutions pour économiser de l’argent, parler de logiciels open source sympa (Abiword, Open Office, etc.) et du blogging en général. J’ai été assez motivé au début, je dois l’admettre et cette expérience m’a permis de comprendre de nombreuses choses sur Internet...
Tout d’abord, si la thématique me convenait parfaitement (et me convient toujours puisque vous lisez ces lignes que j’ai écris avec mes petits doigts) et que ce mode de publication est franchement génial, j’ai rapidement éprouvé la même lassitude que pour mes précédents blogs. Ainsi, au bout d’un peu plus d’un an, j’en avais vraiment marre. J’ai donc cherché l’explication, que j’ai fini par trouver.
Tout d’abord, il n’est pas gratifiant du tout (en tout cas pour moi) de ne pas posséder son propre nom de domaine. Ainsi, un nom de domaine en .blogspot.com ou .canalblog.com est très bien pour se faire la main, comprendre l’outil, mais ne permet pas de se projeter dans l’avenir.
Car, je me posais toujours les mêmes questions : que ce passera-t-il si cette fonctionnalité disparaît ? et si la plate-forme ferme, je vais devoir développer mon propre outil de migration, etc. Bref, j’ai donc découvert qu’on ne blogue jamais sereinement avec ce type de plate-forme gratuite. Cela rend service (les références aguerris le savent) mais le site créé avec ce genre d’outil ne ressemble jamais qu’au mieux à un brouillon bien rempli.
Ensuite, l’envie de parler de cinéma a toujours été présente, et j’ai toujours réprimé cette envie depuis 2007. D’ailleurs j’ai posté quelques articles vite fait en 2008 car je n’ai pas pu m’empêcher de regarder ce qui se passait de ce côté du site.
Donc pour résumer cette période, je me suis aperçu des choses suivantes :
- j’aime écrire et publier en ligne
- je n’éprouve aucune satisfaction à écrire pour les autres
- pour le que le jeu soit fun, il faut un vrai nom de domaine
- me restreindre dans une thématique n’est pas la bonne solution.
A la lumière des évènements relatés ci-dessus, je peux aussi noter que j’ai reproduit des erreurs sans m’en rendre compte. Notamment sur le rythme de publication des articles sur un blog. Il est possible de bloguer très souvent et régulièrement. Chose que je n’avais encore jamais exploité avant 2011 (mais c’est une autre histoire). J’ai donc fait preuve d’un manque de recul évident par rapport à ce loisir.
J’avais envie d’écrire mais mes mauvais choix m’on conduit à arrêter et reprendre plusieurs fois ! Ce ne serait pas un réel problème si une part importante du plaisir ne venait pas du nombre de mes lecteurs. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai choisi de publier le nombre de visites mensuelles sur Picolozine.
En 2008 (fin de l’année) j’ai donc décidé de tout arrêter (ou presque) pour me concentrer sur un nouveau site (avec un beau nom de domaine cette fois) qui allait être Picolozine, achevé presque 7 mois après le début de sa réalisation.
Nous verrons donc l’histoire de la création de Picolozine dans un prochain article.